À Angoulême, Boule & Bill sont les rois !

Cette fois-ci, Le Baron s’est aventuré un peu plus loin qu’à son habitude – il est vrai que les chats, les plus téméraires, peuvent parcourir des kilomètres sans s’en rendre compte.

 

Déambulations dans les rues d’Angoulême

Il s’est arrêté au carrefour de la voie de l’Europe et de la rue Montmorreau. De là, il lève la tête et aperçoit une autre fresque. « Décidément ! » se dit-il. Mais celle-ci, il l’a reconnaît puisque son maître en a chez lui. Beaucoup ! Cela lui rappelle des souvenirs d’enfance où son maître passait des heures à lire et relire cette bd. « Mais après tout, nous sommes à Angoulême, ville de la bande dessinée ! »

Boule et Bill. Le Baron ne cesse de rigoler au fond de lui car il se dit qu’on ne se souvenait jamais de qui était Boule et qui était Bill et lorsqu’il se remémore la bd, il rigole encore plus car Boule était le petit garçon, Bill, son fidèle compagnon. Mais pourquoi rire finalement ? Pourquoi pas ? Après tout, les animaux sont des êtres sensibles. Enfin, on le reconnait « Mais pourquoi ? » se dit-il, « pourquoi prendre un chien comme compagnon ? » Sa jalousie était telle qu’il aurait souhaitait être né avec un don, celui de se téléporter pour parler au dessinateur, Jean Roba. Mais il se ressaisit : « Il en faut bien pour tout le monde ! Et puis, c’est vrai que ce cocker est assez mignon, dans son genre ».

Passons. Le Baron est maintenant en train de repenser à l’enfance de son maître. À toutes ces activités que l’on fait lorsqu’on est enfant et qu’on oublie lorsqu’on est plus grand : faire du vélo, jouer des heures entières avec des objets insignifiants – comme un caillou, un morceau de bois, un bout de chiffon – et qu’on se fait toute une histoire autour, rester à l’extérieur des heures durant, seulement pour apprécier l’insouciance de l’enfance. Avoir une chambre pleine de posters, d’objets en tout genre. Cette odeur qui remplit une cuisine le dimanche – un poulet rôti avec des pommes de terre rissolées suivi d’une délicieuse tarte aux pommes -, les jeux de société en famille lorsqu’il fait orage, les jeux d’école avec les copains de classe, cette furieuse envie de découvrir le monde, partager ses exploits à qui veut l’entendre, même au docteur qui est venu pour des maux de ventre et puis faire tout un monde pour un bobo – mais qui fait tellement mal – car on a voulu aller trop vite, trop pressé pour attendre de mettre un casque, un manteau, des genouillères. Être impatient pour la rentrée des classes mais en même temps stresser en se posant tout un tas de questions : « Vais-je être intégré ? Vais-je avoir des copains pour pouvoir jouer dans la cours ? Est-ce que les devoirs ne vont pas être trop compliqués pour moi ? ». Et puis, faire des bêtises, mais pas trop grosses, juste assez pour se faire gronder pour finir par être puni. Des heures. Vous savez, celles qui paraissent durer une éternité. Ensuite, il y a ce regard, celui de sa mère, de son père, celui qui réconforte, celui qui est doux. Alors on se dit qu’on a la meilleure famille qui puisse exister. Celle qu’on voudra avoir plus grand. Lorsqu’on aura compris comment faire les bébés.

Pourquoi oublie-t-on la naïveté de l’enfance ? Pourquoi doit-on devenir mature ? Pourquoi ne pas s’émerveiller de tout ce qui nous entoure ? Ne perdons pas cette faculté. Le Baron se dit alors que Bill a eu beaucoup de chance d’avoir un animal de compagnie. Non. Un compagnon. Sans oublier cette chère Caroline et tous les autres personnages qui peuplent cette bd. Les animaux font partie de l’enfance. Ce sont également avec eux qu’on apprend. Ils nous suivent, nous comprennent et savent écouter, à leur manière. Quoiqu’il en soit, prendre un animal n’est pas une décision à prendre à la légère. Si l’on prend un animal, on le garde. Cela aurait pu être un slogan publicitaire, n’est-il pas ?

« Veux-tu que je te dise, Bill? Vivement qu’on soit grands….pour pouvoir faire l’enfant ! »

Boule et Bill, tome 14 : Une vie de chien de Jean Roba

Mais assez penser. Le Baron doit reprendre sa route s’il ne veut pas que son maître s’inquiète. Qui sait, on pourrait le croire perdu…

 

Je vous le donne en mille : les 101 Dalmachiens !…Cockericocoboy vous dit : à la semaine prochaine !

Boule et Bill, tome 21 : Billets de Bill de Jean Roba

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